Manifeste du fondateur

La vision du fondateur de la plateforme

« J'ai décidé de créer l'outil que j'aurais moi-même commandé si j'avais été aux responsabilités : un canal continu, alimenté par les habitants, pour que les tracas du quotidien remontent enfin là où les décisions se prennent. »
Alexis Vincent-Castelli

Fondateur de A Voce di Portivechju — élu au conseil municipal de Porto-Vecchio depuis 2026

Portrait à l'aquarelle d'Alexis Vincent-Castelli, fondateur de A Voce di Portivechju
Alexis Vincent-Castelli — aquarelle

En 2026, je suis entré en politique à Porto-Vecchio. Notre liste a réuni 2 152 voix et cinq sièges au conseil municipal. Cinq sièges, c'est une voix réelle mais un pouvoir d'action limité. On peut s'en satisfaire et commenter. On peut aussi construire quelque chose d'utile immédiatement, sans attendre d'être majoritaire.

J'ai choisi la seconde voie. Pendant la campagne, une chose m'a frappé : les habitants savent exactement ce qui ne va pas dans leur rue. Le dépôt sauvage qui revient chaque semaine, le lampadaire éteint depuis six mois, le trottoir impraticable en poussette, le local commercial vide depuis deux saisons. Cette connaissance est précise, précieuse — et elle se perd. Elle circule dans une conversation, un groupe de messages, un soupir, puis elle disparaît.

Le problème n'est pas le manque de volonté : c'est le manque de visibilité continue. Une collectivité agit bien quand elle voit clairement, tout le temps, et pas seulement lors d'une réunion de quartier ou d'une doléance isolée. C'est cet outil qui manquait. Alors je l'ai fait construire, dans la forme exacte où je l'aurais commandé si j'avais été aux responsabilités.

Cette plateforme n'appartient à aucun camp. Elle ne désigne pas de coupable, elle ne met personne en cause nominativement, elle ne sert aucune campagne. Elle constate, elle documente, elle publie, elle suit. Chaque signalement validé devient une donnée exploitable ; chaque quartier devient lisible ; chaque problème réglé devient une preuve que ça peut avancer.

Mon engagement est simple. Ce que les habitants font remonter ici, je le porte au conseil municipal, sans filtre et sans tri partisan. Et je souhaite que la Mairie, les services techniques, la communauté de communes et la Collectivité de Corse s'en servent aussi librement que moi. Si demain cet outil est utilisé par ceux qui gouvernent la ville pour réparer plus vite, il aura parfaitement rempli sa mission.

Quatre principes non négociables

Voir avant de décider

Une ville se répare avec des faits datés, localisés, photographiés. Pas avec des impressions ni des rumeurs de comptoir.

La parole des habitants d'abord

Chacun peut signaler, anonymement, en deux minutes. Aucun compte, aucune adresse e-mail, aucune appartenance à démontrer.

Utile aux institutions

Mairie, communauté de communes, services techniques, Collectivité de Corse : chacun peut consulter, s'appuyer sur les données et agir.

Mesurer la réparation

Signalé, vu, traité. Une photo avant, une photo après. Le résultat compte plus que l'annonce.

100 %

des signalements anonymes